L’Action Culturelle
Evénement :
Du 4 au 8 octobre, la MJC de Kerfeunteun organisera un hommage au cinéaste René Vautier.
René Vautier, qui fit partie du jeune groupe d’éclaireurs quimperois héros de la résistance, fut à la libération, porté par ses compagnons à entrer dans une école de cinéma … s’en suivit la longue carrière que l’on connaît ; ponctuée de nombreux prix et d’une reconnaissance internationale.
Au crépuscule de sa vie, René Vautier souhaite remettre à la Ville de Quimper, une partie de son œuvre, puisque comme il le dit, « tout commença à Quimper ».
Un hommage et une rétrospective de son travail, en collaboration avec la cinémathèque de Bretagne, et en sa présence, seront donc proposés aux Quimpérois du 4 au 8 octobre.
Spectacles :
L’augmentation
La Scène Nationale et la MJC de Kerfeunteun vous invitent à découvrir un spectacle original écrit par Georges Perrec, mis en scène par Anne-Laure Liégeois.
Demander une augmentation, juste une petite rallonge, on y pense tous. Le scénario est simple et bien connu, mais l’issue toujours incertaine. Comment mettre le maximum de chance de son côté ?
Deux acteurs très convaincants se débattent avec cette question … drôle et décapant le mardi 24 avril à la MJC.
« Olympig », cabaret cochon
Mise en scène Yann Dénécé
Avec Sylvain Delabrosse, Yann dénécé, Armel Petitpas, Paco Portéro, Luciana Velocci Silva, Maryseult Wieczorek, Sébastien Rodallec, Les honeymen ; Jim et Elmor et la participation de 10 comédiens amateurs du Pôle Théâtre de Kerfeunteun.
Clin d’oeil à la région Bretagne bien connue pour sa production porcine et ses abattoirs, chez « Olympig » vous êtes nos salariés, ce soir vous serez nos invités.
Travail, management, valorisation de l’entreprise, licenciement, fête … tout y est dans ce cabaret pas comme les autres.
Le théatre, la musique, la chanson s’entremêlent pour une soirée exceptionnelle ; à la fois poil à gratter, politique, loufoque, décalé … dans ce cabaret cochon tout est bon.
Tous en scène
Une présentation des travaux des différents ateliers Théâtre des MPT Quimpéroises réunies au sein du Pôle Théâtre de la MJC de Kerfeunteun – Au Théâtre Max Jacob du 11 au 17 juin 2012.
« Appartement vue sur scène » ( sous réserve)
Venus souvent en pensant que le spectacle n’était pas pour eux, qu’ils s’ennuieraient, qu’ils n’aimeraient pas, et repartant heureux est pour nous la plus grande satisfaction et la certitude que nous avons raison de sortir des murs pour aller à la rencontre du public.
Combien de fois au cours de ces 7 années de spectacles chez l’habitant n’avons-nous pas eu le plaisir de rencontrer des gens nous disant qu’ils ne croyaient pas recevoir autant de plaisir et d’émotion à la découverte d’un concert ou d’une représentation théâtrale …
Un air de liberté : Comprendre pour agir
Du 20 mars au 6 avril (programme sous réserve)
Au pays du nucléaire
D’Esther Hoffenberg (sortie 2009) – Durée 74 mn
Dans un documentaire calme et sensible, Esther Hoffenberg joue les empêcheuses de nucléariser dans l’ombre. Comment ? En brossant un fidèle portrait de la presqu’île du Cotentin, région la plus nucléarisée de la planète. Elle met au jour le tabou qui entoure l’usine de retraitement de La Hague et la centrale de Flamanville. Un film unique, impressionnant de maîtrise. Qui, en révélant l’ampleur du tabou nucléaire, n’interroge pas seulement la politique énergétique de la France : il éclaire brillamment un trou noir de notre démocratie
Water Makes Money
De Leslie Franke & Herdolor Lorenz (sortie 2010) – Durée 82 mn
Tout comme l’air que nous respirons, l’eau est un élément indispensable à la vie. Ainsi, le 27 juillet 2010, l’accès à l’eau potable a été intégré à la Déclaration des Droits de l’Homme par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Malgré tout, l’eau reste en proie aux intérêts économiques des entreprises multinationales obsédées par leurs profits. Cette mainmise sur l’or bleu touche aussi bien les pays en voie de développement que les riches pays industrialisés …
Dès qu’une commune cherche à remanier sa gestion de l’eau, les deux plus importants groupes mondiaux de l’eau pointent leur museau. Ensemble, ils constituent un oligopole qui pèse sur toute la surface du globe. En France, par exemple, ils approvisionnent près de 80 % de la population. Conséquences : Hausse vertigineuse des prix à la consommation, baisse de la qualité de l’eau, manque de transparence souvent lié à un climat de corruption … Même s’il ne s’agit plus de privatisation à proprement parler, mais de partenariat public-privé, le résultat est le même : les profits sont privatisés et les pertes collectivisées.
Le documentaire Water Makes Money explique comment les entreprises multinationales s’accaparent la distribution de cet élément vital et créent ainsi une alchimie déroutante : elles transforment l’eau en argent ! L’analyse de ce phénomène par des experts est agrémentée par plusieurs exemples de communes, allemandes et françaises, en proie à la domination de ces entreprises peu soucieuses d’offrir un service de qualité. Mais, à l’instar de Paris, des collectivités se soulèvent pour passer en régie publique. Le contrôle citoyen de l’eau est nécessaire et possible …
La Raison du plus fort
Réalisé par Patric Jean – Durée 90 mn
Quelle drôle d’époque !
Hier encore, on a fermé une usine, jetant sur la route des milliers de personnes.
Pas assez rentable. Alors on ferme, on fusionne, on délocalise.
Alors qu’en face on construit une prison. Faudrait-il effrayer les chômeurs ?
Faudra-t-il que les exclus enferment leurs désirs sous peine d’être enfermés eux-mêmes ?
Que sommes-nous en train de faire ?
Avons-nous perdu la raison ?
Documentaire tranchant, incisif, révoltant. La tension sociale est palpable, à fleur de peau. Alors qu’aujourd’hui il est question d’enfermer des mineurs dès l’âge de 12 ans, ce documentaire remet les choses à leur juste place et nous montre à quel point nous vivons aujourd’hui dans un système vecteur de frustrations, d’inégalités, de violence à la fois symbolique et psychologique. Jusqu’à quand une telle farce va t-elle continuer ? Il paraîtrait que jusqu’ici tout va bien …
Ma mondialisation
Réalisé par Gilles Perret – Durée 86 mn
Fonds de pension, délocalisation, mondialisation font désormais partie de notre langage quotidien, mais demeurent des notions abstraites, souvent angoissantes. A travers le regard plutôt « atypique » d’un chef d’entreprise de la vallée de la mécanique de précision en Haute-Savoie, le film raconte cette phase récente du capitalisme dominé par des mécanismes financiers « globaux » et implacables. Victimes de leur succès, toutes les plus grosses entreprises de la vallée ont déjà été rachetées par des sociétés financières dont l’unique souci est la rentabilité maximale dans des temps records. Une illustration parfois drôle, et le plus souvent cruelle, du choc des cultures entre l’industrie et l’univers de la finance.
Bio attitude sans béatitude
Réalisateur : Olivier SARRAZIN – Durée 52 mn
Nous sommes aujourd’hui plus d’un quart à nous préoccuper sérieusement de ce qu’il y a dans nos assiettes.
La surexploitation des surfaces cultivables et l’industrialisation de l’agroalimentaire ont appauvri et pollué les ressources naturelles de notre planète. Pesticides, engrais chimiques et farines animales ont contaminé nos aliments et notre santé n’est pas plus épargnée que l’environnement.
Pourtant, une petite tribu d’irréductibles « Gaulois » résiste encore à la mondialisation du secteur paysan. Agriculteurs et éleveurs « bio », ou « biodynamiques », réseaux alternatifs de proximité, tous pratiquent des techniques d’exploitation et de distribution différentes.
Le salaire de la dette
De Jean-Pierre Carlon (sortie 2010) – Durée 52 mn
A la fin de la seconde guerre mondiale, de nombreux économistes ont cherché à comprendre comment aider les pays pauvres à rejoindre le niveau de vie des pays développés d’Europe et d’Amérique du Nord.
A cet effet, les accords de Bretton Woods en 1944 ont mis en place la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Pourtant, force est de constater qu’aujourd’hui, tous ces efforts n’ont pas permis aux nations alliées de tenir leurs promesses.
Dans les années 80, pris au piège de la dette, les gouvernements du Tiers-Monde se sont vus obligés de rembourser leurs emprunts avec des taux d’intérêts cinq à six fois supérieurs à ceux pratiqués sur les marchés financiers. Ces Etats ont alors dû se plier aux plans d’ajustement structurel imposés par le FMI, qui entraînent la privatisation des services publics et l’exportation massives des ressources, avec des conséquences désastreuses pour le développement … Et, dans leur sillage, l’installation durable de la corruption et le jeu subtil des réseaux.
Pratique d’utopie
Un film de Stéphanie Drelon, Sylvain La Porte des Vaux – Durée 52 mn
En Argentine, une économie sociale appelée « troc » a trouvé un large écho auprès des populations depuis la crise économique de 2001. Plus ou moins structurés, les groupes qui utilisent cette économie rassemblent des personnes très défavorisées qui s’entraident et s’organisent en réseaux pour sortir de la précarité. Chacun construit son propre discours sur la monnaie, et tous s’investissent dans des stratégies complexes pour dénicher toujours plus de marchandises et favoriser les échanges. Ils se trouvent inévitablement confrontés à un monde de compétition où il est bien difficile de maintenir la solidarité. À travers la vie des participants au club de troc de Roca Negra, banlieue sud de Buenos Aires, et les explications d’une économiste, nous apercevons une autre face de la monnaie.
Plan social et apres?
Par Laurent Lutaud – Durée 68 mn
Ces dernières années, le quotidien des français rime avec délocalisation, chômage, plan de restructuration ou encore licenciement économique. Caméra au poing, Laurent Lutaud revient sur les sacrifiés du travail, ces personnes qui donnent tout pour leur entreprise mais à qui on ne concède rien. En 1992, l’usine Bull de Belfort ferme ses portes et les 2000 employés qui faisaient l’âme de l’entreprise sont licenciés. Des familles entières deviennent les victimes d’une machine économique affaiblie et malgré le plan social mis en place, certains salariés restent sur le carreau. Marie-Paule n’a jamais retrouvé de CDI, Nadine, aujourd’hui aide-soignante a connu des années difficiles et Gérard, un ancien syndicaliste est devenu patron d’une PME. Retour sur les destins croisés de ces employés et sur la reconversion plutôt réussie de l’usine de Belfort, transformée en une pépinière de PME.
Pauvres riches
Un film de Philippe Souaille – Durée : 82 mn
Pour cette écolière d’un village du Togo, 12 ans, « être riche, c’est avoir l’eau courante … ». Pour cette fillette du même âge, de la commune la plus chic de Genève, « être pauvre, c’est vivre dans un appartement … » Comme quoi tout est relatif. Les enfants, de différents milieux, dans les deux pays, en parlent et confrontent leurs points de vue sur la richesse, sur la pauvreté et sur les migrations.
J’ai (très) mal au travail
De Jean-Michel Carré – Durée 90 mn
Stress, harcèlement, violence, dépression, suicide sont des thèmes de plus en plus fréquemment évoqués dans les médias à propos du travail. Depuis plus d’un an, Jean-Michel Carré a entrepris une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu’entretiennent les Français avec le travail et sa nouvelle organisation orchestrée par les nouvelles méthodes de management. Le film tente de comprendre au prix de quelles douleurs ou de quels bonheurs le salarié fabrique, résiste, crée, s’épanouit ou craque.
Requiem pour 3 couleurs
De Gérard Théobald – Durée 90 mn
S’opposer à l’Extrême-Droite, au Front National, voilà une belle et noble tâche.
Mais dans quel but ? Avant la mobilisation des troupes, il faut être en accord sur l’objectif à atteindre, car rien ne sera utile contre l’Extrême-Droite et le Front National, si on ne se bat pas pour un idéal politique. Ce film revient sur la campagne du Front National durant les périodes électorales régionales et européennes.

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