Un air de Liberté… Comprendre pour agir….

 couv prog

RECTIFICATIF SPECTACLE FRANK LEPAGE

INCULTURE(S) 1 : Samedi 14 mars à 20h30

INCULTURE(S) 2 : Dimanche 15 mars à 14h00

Spectacles des 21 et 22 mars annulés

 

PROGRAMME QUINZAINE FILMS & DEBATS

Du 3 au 22 mars 2015

Programme Films

La drôle d’histoire des banques françaises

Réalisation : Guy Girard

Sortie 2012 – Durée 87 mn

 

Absence de contrôle, spéculation à outrance et paradis fiscaux ont éloigné les banques de l’économie réelle et enclenché une crise sans précédent en 2008. Comment en est-on arrivé là ? Ce documentaire remonte jusqu’en 1714, date de l’introduction en France du billet de banque.

S’appuyant sur des films d’archives, le documentaire raconte l’histoire d’un système qui s’emballe, notamment après la Première Guerre Mondiale où l’inflation aboutit à la crise de 1929. Puis il décrypte comment, malgré un regain d’influence des tenants de la régulation de l’Etat après la Seconde Guerre Mondiale, la banque cède aux sirènes de l’ultralibéralisme et à la confusion politico-financière.

Il a plu sur le grand paysage

Réalisation : Jean-Jacques Adrien

Sortie 2014 – Durée 1h40

 

Au travers de la lutte des agriculteurs de l’Est de la Belgique pour leur survie, « Il a plus sur le grand paysage » formule un poème cinématographique sur la Culture paysanne aujourd’hui menacée de disparition … Neuf agriculteurs nous disent ce qu’ils ont sur le cœur …

Il ne s’agit pas, pour le réalisateur, de faire un film militant, dénonçant à grand coup de manifestations et de discours la politique du PAC (Politique Agricole Commune) et de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Le réalisateur précise sa pensée : « Dans ce film, il ne s’agit pas tant d’un tableau d’un monde révolu ou finissant, que de montrer des gens pris dans un processus de survie. Des gens qui ne cessent de se battre pour survivre. Filmer les inquiétudes, les peurs de l’inconnu et du vide, la colère et le désespoir mais aussi la révolte et les rêves de ceux pour qui l’avenir a toujours été un chemin étroit à travers une étendue indéterminée ».

 

Les jours heureux

Réalisation : Gilles Perret

Sortie novembre 2013 – Durée 1h37

 

Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : « Les jours heureux ».

Quand l’utopie des Résistants devint réalité …

Ce programme est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d’entreprises, à la nationalisation de l’énergie …

 

 

 

Caricaturistes, fantassins de la démocratie

Réalisation : Stéphanie Valloatto

Sortie mai 2014 – Durée 1h46

 

Douze dessinateurs armés de leur seul crayon contre le politiquement correct et la censure dévoilent dans un film et un livre, « Caricaturistes, fantassins de la démocratie », leur combat souvent dangereux pour défendre la liberté d’expression.

Le caricaturiste « a un devoir de résistance mais il faut reconnaître que c’est plus facile de travailler à Paris ou à Bruxelles qu’à Téhéran », relève Plantu l’un des douze dessinateurs-fantassins qui ont participé à cette aventure. Le dessinateur du Monde a aussi fondé en 2006 avec Kofi Annan le réseau Cartooning for Peace.

 

Un empire en Afrique

Réalisation : Judith Rueff

Sortie en 2014 – Durée 57 mn

 

La réalisatrice Judith Rueff raconte le combat d’un industriel Camerounais contre Nestlé. Elle a suivi Pius Bissek, patron d’une usine de produits laitiers à Douala, capitale économique du Cameroun, qui accuse le géant Suisse de l’agroalimentaire d’avoir importé des faux laits à base d’huile de palme et de coco et d’avoir coulé son entreprise. Depuis dix ans, entouré de ses anciens salariés, il se bat pour rouvrir son usine. Le procès est à présent entre les mains des juges de la Cour Suprême. La bataille juridique paraît inégale, mais nous voulons nous battre, s’indigne Pius Bissek, pour que la croissance et le développement de notre pays soient une réalité. Pour que nos enfants aient des emplois au Cameroun. Vous trouvez normal, vous, que nos enfants aillent mourir à Lampedusa ? Pius Bissek est déterminé à ne pas baisser les bras.

 

Pierre Rabhi, au Nom de la Terre

Réalisation : Marie-Dominique Dhelsing

Sortie en 2013 –  Durée 1h34

 

Pierre Rabhi est paysan, écrivain et penseur. Il est l’un des pionniers de l’agro-écologie en France. Amoureux de la terre nourricière, engagé depuis quarante ans au service de l’Homme et de la Nature, il appelle aujourd’hui à l’éveil des consciences pour construire un nouveau modèle de société où une « sobriété heureuse » se substituerait à la surconsommation et au mal-être des civilisations contemporaines.

Ce film retrace l’itinéraire d’un « sage », du désert algérien à son expertise internationale en sécurité alimentaire. L’histoire d’un homme et de sa capacité hors du commun à penser et à agir en fédérant ce que l’humanité a de meilleur pour préserver notre planète des souffrances qu’elle subit.

« Pierre Rabhi, au Nom de la Terre » raconte le cheminement d’une vie et la conception d’une pensée qui met l’Humanité face à l’enjeu de sa propre destinée.

 

No Gazaran

Réalisation : Doris Buttignol et Carole Menduni

Sortie en 2014 – Durée 1h30

 

Il y a trois ans, des milliers de citoyens découvrent que des permis d’exploration de gaz de schiste ont été accordés dans le plus grand secret. Ce déni de démocratie provoque alors une mobilisation sans précédent qui enflamme le Sud-Est de la France et fait reculer l’industrie pétrolière. Un rapport de force s’instaure.

Face à la pression du lobby gazier sur le gouvernement, citoyens et élus locaux se préparent à la désobéissance civile. Ils dénoncent l’illusion d’un eldorado financier et les risques sur la santé et l’environnement. Mais de nouveaux forages démarrent.

Cette résistance faite de solidarité, d’imagination et d’intelligence collective sera-t-elle suffisante pour relancer le débat sur la transition énergétique ?

 

Démocratie Zéro

Réalisation : Michel Toesca

Sortie en 2014 – Durée 1h15

 

Trois villages d’une vallée isolée du Sud-Est de la France, frontalière de l’Italie, décident en commun de consulter leur population sous forme de référendum consultatif concernant leur rattachement administratif à la CARF, Communauté d’Agglomération de la Riviéra Française, dont l’avenir est d’intégrer la métropole de Nice, la toute première créée en France.

Le préfet Drevet, soutenu par le président de la métropole Christian Estrosi et le président du Conseil Général Eric Ciotti, déclare illégal et interdit ce référendum en menaçant élus et associations de 6 mois de prison et de 7500 € d’amende s’ils participent à sa mise en place, alors que partout ailleurs en France ce genre de référendum a lieu sans obstruction.

C’est en partant de l’examen de cette situation locale et l’analyse des moyens utilisés par les pouvoirs en place pour créer une métropole, que ce film pose la question de l’exercice de la démocratie représentative sur l’ensemble du territoire.

 

Evasion fiscale

Réalisation : Xavier Harel

Sortie en 2013 – Durée 1h30

 

Imaginez un monde dans lequel vous pourriez choisir de payer ou non des impôts tout en continuant de bénéficier de services publics de qualité (santé, éducation, sécurité, transport …) payés par les autres. Ce monde existe : c’est le nôtre. Aujourd’hui, les multinationales peuvent dégager des milliards d’euros de bénéfice et ne pas payer un euro d’impôt. De même que des riches contribuables ont tout loisir de dissimuler leurs fortunes à l’abri du secret bancaire Suisse ou dans des trusts domiciliés à Jersey. L’évasion fiscale a pris de telles proportions qu’elle menace la stabilité de nos Etats. Entre vingt mille et trente mille milliards de dollars sont ainsi dissimulés dans les paradis fiscaux, soit l’équivalent des deux tiers de la dette.

 

La dette

Réalisation : Nicolas Ulberman et Sophie Mitrani

Sortie 2013 – Durée 1h10

 

En 2010, la crise de la dette est allumée en Grèce, dans l’un des berceaux de la démocratie. Elle se répand dans toute l’Europe jusqu’à ce jour, menaçant les fondements mêmes de l’Union Européenne. Mais d’où vient la dette ? Quelles logiques et quels intérêts se cachent derrière ce mot ? Qui de la puissance publique ou des banques aura le privilège d’émettre de la monnaie ? La monnaie ne pourrait-elle pas faire partie des biens communs ?

Loin d’être une crise passagère, la crise de la dette est l’une des conséquences du système monétaire que nous utilisons actuellement. Ce système, basé sur le crédit, nous enchaîne à la dette aussi sûrement qu’il n’y a pas de crédit sans promesse de remboursement. Tout l’argent en circulation dans l’économie est issu du crédit bancaire et donc de la dette. En clair, il n’y a pas d’argent sans dette et si toutes les dettes étaient remboursées, il n’y aurait plus d’argent en circulation. Dans un système monétaire basé sur le crédit, il faut des endettés, sinon l’argent disparaît. De quoi relativiser la dette … Le film révèle ainsi les mécanismes du crédit par les banques, qui sont assez stupéfiants : « Lorsqu’une banque vous prête 100.000 euros, elle ne prend pas 100.000 à quelqu’un pour vous les prêter mais elle crée cet argent à partir de rien, en inscrivant + 100.000 dans votre ligne de compte … ». « Créer de l’argent qui n’existait pas auparavant, c’est ça le métier 

 

Qui sauve qui ?

Réalisation : Leslie Franke et Herdolor Lorenz

Sortie 2015 – Durée 1h30

Comment les marchés financiers font porter à d’autres les risques qu’ils prennent ? La crise comme modèle d’entreprise au détriment de la démocratie et de la sécurité sociale.

Depuis 5 ans on sauve des banques et des pays. les responsables politiques créent sans cesse de nouveaux fond de sauvetage pendant qu’au coeur de l’Europe des gens travaillent à nouveau pour des salaires de misère. On sauve, mais pas le moindre sauvetage en vue ! Le film “Qui sauve qui ?” montre qui est véritablement sauvé ! Jamais il ne s’agissait du sauvetage des Grecs, des Espagnols ou des Portugais.

Il y va toujours et uniquement du bien être des grands gagnants de ces crises : des banques qui se sont engagées dans des spéculations à haut risques. C’est à nous les contribuables et les défavorisés sociaux qu’on demande de payer tous les risques en milliards d’euros ! Pour les grandes banques, par contre, la crise financière est surtout un modèle d’affaires !

 

Opération Correa

un film de Pierre Carles avec la collaboration de Nina Faure et Aurore Van Opstal

Sortie 2015

Le 6 novembre 2013, le président équatorien était à la Sorbonne pour décrire le modèle économique en train de s’inventer dans son pays, en insolente rupture avec le dogme de l’austérité et de l’inféodation à la finance auquel les dirigeants européens veulent condamner leurs ouailles. En choisissant de ne pas obéir au FMI et d’imposer une renégociation de sa dette dans des conditions acceptables, l’Équateur, petit pays d’Amérique du Sud, aux prises avec des difficultés sans commune mesure avec celles que peut connaître la puissante Union européenne, s’est sorti par le haut du pétrin dans lequel il s’enfonçait. Pas de coupes dans les dépenses publiques, mais des programmes de redistribution qui ont fait chuter le taux d’extrême pauvreté de 16,9 % à 8,6 % au cours des six dernières années. Pas de dépouillement des droits sociaux par un patronat tout-puissant, mais des investissements publics dans les infrastructures et un taux de croissance (4,5 %) parmi les plus élevés d’Amérique latine. Tout n’est pas rose dans le bilan de Rafael Correa, mais au moins le président équatorien représente-t-il une preuve bien vivante que la politique du bulldozer contre les pauvres adoptée en Europe n’est pas nécessairement la seule envisageable.

Spectacles :  carte blanche à Frank Le Page

Inculture 1

  1ere partie Samedi 14 mars à 20h30  et 2 ème partie Dimanche 15 mars à 14h

 L’Éducation Populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu ! ” … ou une autre histoire de la culture…

 

Une autre histoire de la France démocratique, culturelle, sociale, éducative, politique, civique, citoyenne, partenariale, associative, décentralisée, européenne et mondialisée, bref… C’est ce qui m’est arrivé. Et c’est l’histoire que je vais vous raconter. Quand je dis : « J’ai arrêté de croire à la culture », entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase ! Non, j’ai arrêté de croire, pour être très précis, en cette chose qu’on appelle chez nous « la démocratisation culturelle… C’est l’idée qu’en balançant du fumier culturel sur la tête des pauvres, ça va les faire pousser et qu’ils vont rattraper les riches ! Qu’on va les « cultiver » en somme. Voilà, c’est à ça que j’ai arrêté de croire. Je faisais ça dans les banlieues, c’est là qu’ils sont souvent, les pauvres. ..Et donc, je leur balançais des charrettes d’engrais culturel, essentiellement sous forme d’art contemporain et de « création ». Il y a beaucoup de fumier dans l’art contemporain. De la danse contemporaine, du théâtre contemporain, de la musique contemporaine… pour les faire pousser. On parle aussi de réduction des inégalités culturelles ou « d’ascension sociale » par la culture. Mais j’ai compris bêtement un jour que les riches avaient les moyens de se cultiver toujours plus vite…

 

Inculture 2

1ère Partie Samedi 21 mars à 20h30  2 ème partie Dimanche 22 mars à 14h

 

L’Education

 « Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres ? » ou « Comment j’ai raté mon ascension sociale “.

Quels sont les fondamentaux de l’Éducation Nationale ? À quoi sert-elle ? Y a t-il eu des alternatives ? Quelles perspectives pour l’Éducation Nationale ?
Après inculture 1 qui décortiquait le mensonge qu’est ce concept gouvernemental de « Culture », Franck Le Page met en perspective le système d’éducation en France. Partant des projets d’éducation émis suite à la révolution de 1792, il nous montre combien l’Éducation Nationale comporte en elle les conditions de la reproduction des inégalités sociales et combien il est plus que nécessaire de mettre son nez dans les évolutions à venir.
Ce petit conte politique est matière à réflexions couplées à de bons moments de rigolade !

 Peu importe au fond que cette école fabrique une “élite” si cette “élite” se met au service de la république… Certes, mais si elle ne s’y met pas ? »”

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